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5- Moyen-Age et
décadence
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Au haut moyen âge, la décadence de la cité et de
son territoire se confirme, même celle du port.
Déjà, à la moitié du Vè
siècle, l'écrivain Procopio fournissait une image d'Ostie
coupée des voies de communication, et décrivant la
navigation sur le Tibre comme pleine d'obstacles avec une région
maintenant recouverte de bois. L'Église ne put redonner à
Ostie sa vigueur. Au IX è siècle, Grégoire IV et
Nicola Ier tentèrent de lui confier une fonction militaire, en
la munissant de murs et de tours ; l’embouchure du Tibre devint un
lieu de transite pour des navires d'offensive et de défense,
comme ceux des Sarrasins que la flotte de Giovanni VIII, partie d'Ostie
vers Terracina. Dans les eaux d'Ostie se déroula une grande
bataille, glorifiée par Raphaël dans les chambres du
Vatican, où furent vaincus les Sarrasins des prisons d'Amalfi,
de Gaeta et de Naples, alliées de la flotte et de l'armée
de Richard IV.
À la fin du XVIIè siècle, Giuliano des Rovere,
suivi ensuite par Giulio II, fit construire la « rocca »
autour d’une tour élevée cinquante ans auparavant par
Martin V. Ostie, devenue lieu d'abordage et de départ, retrouva
une vie commerciale, si bien qu’au XVIè siècle les
habitants d’Ostie étaient considérés comme des
gens pieux. La douane de Rome, placée justement dans la Rocca,
divent la principale de la Ville.
La Rocca, sur le rivage
gauche du Tibre, dans une gravure du 15è, conservée
près de l'Institut National de la Géographie.
Projetée par le florentin Baccio Pontelli, la forteresse fut
terminée en 1487 par Giuliano de Sangallo et fut peinte de
fresques dans certaines salles par Baldassarre Peruzzi au cours du
Seizième siècle. Son plan est triangulaire et
présente aux angles deux donjons cylindriques et une tour,
d’environ de 24 mètres de hauteur et de 15 mètres de
diamètre, dont la fonction était le repérage.
La
Rocca aujourd'hui.
Pour en savoir plus, voir www.mondimedievali.net.

Mais cette période « faste »eut la vie brève,
à cause d’une crue dévastatrice du Tibre en 1557 :
la crue des eaux recouvra la vaste anse sur laquelle se levait la Rocca
Julie, qui par conséquent – étant maintenant loin du
fleuve - perdue sa fonction militaire et n’était pas plus
pratique pour le commerce fluvial, elle fut pratiquement
abandonnée.
Resta encore un important commerce du sel, dont l'extraction imposa
à Ostie un certain nombre d'habitants stables, mais même
cette activité cessa presque entièrement avec la
réouverture du canal de Fiumicino en 1613 ; à la fin du
18è, ne se comptaient dans le territoire, mortellement atteint
par la malaria, seulement 156 travailleurs qui sont réduits au
19è à une centaine de galériens du gouvernement
papal : la cité riche et florissante était-elle devenue
maintenant une localité inculte et déserte, un cumul de
ruines abandonnées.
Déjà, vers la fin du siècle XIXè des papes
avaient montré de l’attention soit à bonifier son
territoire, soit à la récupération des restes des
monuments, mais les recherches archéologiques et la
réhabilitation agricole de toute la zone d’Ostie fut finalement
l’oeuvre de l'État italien au debout du XXè. Les
premières fouilles scientifiques furent entamées en 1909
et sont continués depuis plus ou moins sans interruption, en
remettant à jour la topographie et la grandeur monumentale de
cette cité et de son port.
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